Je vous propose d’en savoir plus sur le bilan de la bistronomie, après les affres du confinement. Cet état des lieux émane du célèbre chef cuisinier Yves Camdeborde.

Les contraintes qui attendent les restaurants

Fer de Lance de la bistronomie, Yves Camdeborde est dans le métier depuis ses 14 ans. Face aux mesures contraignantes imposées aux pros de la restauration, le chef cuisinier est révolté.

Selon lui, ce secteur d’activité connait bien les normes sanitaires et hygiéniques propres au métier. Yves Camdeborde s’est refusé à se tourner vers la vente à emporter.

Propriétaire du Relais Saint-Germain dans la capitale française, il veut retrouver ses employés et ses repères.

Le manque de convivialité en question

La convivialité est en berne. Selon le chef cuisinier, il faut mettre de côté la proximité et le partage.

Pourtant, le bistrot est singulier et propre à la culture française. Cet art de vivre est envié dans le monde entier.

Les habitués des lieux se rencontrent avec bonheur et s’interpellent par leurs prénoms. La distanciation sociale va bousculer le charme du bistrot.

En effet, l’accueil limité va autoriser deux fois moins de monde dans les salles.

La bistronomie et son état actuel

Même si la bistronomie n’a pas rendu l’âme, elle est au bord du ravin à cause du Covid-19. Néanmoins, le pronostic vital est engagé, soupire le chef cuisinier.

La France va perdre un fleuron de son patrimoine si les bistrots ne retrouvent pas rapidement leur ambiance d’antan. Les bistrots sont représentés par la fantaisie des garçons de café, les nappes Vichy et leurs carreaux rouges.

Que faire sans les brèves de comptoirs, les dialogues franchouillards à la Michel Audiard.

Les modèles à revisiter potentiellement

Yves Camdeborde ne voit pas comment il est possible de réinventer la bistronomie. Ce n’est un concept transposable.

Le bien manger à la mode bistrot date d’Auguste Escoffier. Il s’agit d’une cuisine authentique et bourgeoise qui fleure bon les saveurs du terroir.

La bistronomie glorifie les essences artisanales de la terre, de la mer, de la vigne. Les français ont renoué avec les vrais produits de la ferme durant le confinement.

Ils ont découvert l’existence des producteurs, des maraîchers, des pêcheurs, des agriculteurs. Auparavant, ils ne connaissent même pas leur présence.

Pour rappel, la bistronomie est liée avant tout à la proximité avec les clients. Elle date de l’après-guerre du Golfe.

A l’époque, le Chef proposait un menu complet à 100 francs incluant apéritif, entrée, plat, fromage, dessert et digestif. Relisez d’autres sujets ici.

Crédit Photo : grazia.fr & revol-pro.com

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *